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samedi 15 septembre 2012

Des faux défauts


"Un défaut c'est une compétence naturelle utilisée dans un contexte inadapté." Françoise Kourilsky

Selon cette idée, il faut trouver le contexte adapté pour que le défaut devienne une qualité et s'observer pour arrêter de l'utiliser dans le mauvais contexte.

Deux questions à se poser :
- Quelles sont les actions concrètes qui me font dire que j'ai ce défaut ? Quels comportements ?
(passer d'un verbe d'état à des verbes d'actions)
- Quels sont les contextes pour lesquels ces comportements sont des compétences naturelles ?

mercredi 12 septembre 2012

Bien dit

Ce n'est qu'en acceptant nos désirs que nous pouvons avoir une idée de ce que nous sommes.

Paulo Coelho, dans Brida.

A Paris 2


Cosmina Ene, découvert  dans la galerie Visio Dell'arte, Paris 8.

A Paris


          
                      

Trois photographies de Steeve Mac Curry vues aujourd'hui à Paris 6ème, dans une galerie rue de Seine.

L'exposition est prolongée jusqu'à fin septembre.

Ecrire

Message écrit à mon frère, qui peut souffler de bonnes idées à des instits non démissionnaires ! (heu... le message, mais peut-être que mon frère le peut aussi !)

Ecrire chaque jour
Pour qu'écrire devienne naturel
Ecrire ce que l'on veut : sa vie, s'en inventer une, écrire des histoires avec ou sans princes et grenouilles, écrire une devinette, présenter son ami extra-terrestre, écrire une carte d'anniversaire, écrire la chose la plus drôle, fantastique ou terrifiante qu'on ait vu, écrire une carte de voeux à ses grands-parents, écrire à la mairie pour avoir une subvention, écrire une commande à un magicien, recopier un documentaire pour son exposé, recopier une poésie, écrire à sa meilleure amie, peu importe écrire ce qui est là, ce qu'on a envie d'écrire.
Ecrire dans son cahier d'écrivain, son cahier personnel, que l'enseignant ne peut exiger de corriger.
Corriger et améliorer le texte avec des camarades ou  l'enseignant si on veut diffuser son écrit.
Le diffuser en le publiant dans le journal de classe, en le publiant sur sa page internet, en le recopiant au propre dans un autre cahier avec "tous les textes dont on est fier", en le postant, en le lisant à la classe, à d'autres classes, à sa famille, à sa vieille voisine...
Ou le garder, secret dans son cahier.
Coté pratique : le but est que chacun écrive chaque jour au moment où il le souhaite, on peut commencer en imposant 20 minutes d'écriture tous en même temps en proposant des pistes d'écriture pour ceux qui ne savent pas quoi écrire car ça peut être déconcertant au début, ils sont habitués au "tout cuit".

Un peu d'aide pour des idées originales ici : http://www.oulipo.net/contraintes/document19584.html

A vos réactions !

lundi 10 septembre 2012

Objectif / tive


                                                                                       

J'ai choisi ces deux photos pour donner envie d'aller voir la galerie de mon photographe préféré ! 

De Creusoise à Crestoise




Ça va bientôt faire 15 mois que je me promène.

Ça y est je sais où je vais déballer mes cartons : à Crest dans la Drôme !



mardi 4 septembre 2012

Une rentrée sans école

En ce jour de rentrée scolaire, voici une petite de sélection de passages d' "Une société sans école" d'Yvan Illich :

"Riches et pauvres ont la même confiance dans les écoles et les hôpitaux ; leur vie est influencée par eux. Leurs conceptions du monde reflètent cette conviction et ils en tirent la définition de ce qui est à leur yeux légitime ou de ce qui ne l’est pas.  Tous considèrent que se soigner seul est un acte irresponsable, qu’acquérir seul son instruction représente un danger. "

"Dans le monde entier, l’école nuit à l’éducation, parce qu’on la considère comme seule capable de s’en charger." 

« En fait un élève saint d’esprit a souvent tendance à offrir une résistance plus grande à l'enseignement quand il prend conscience de cette manipulation à laquelle il est constamment soumis . Cette résistance n'est pas due à l'esprit autoritaire de l'école publique ou aux efforts de séduction de certaines écoles privées, mais à la conception fondamentale, commune à toutes les écoles, selon laquelle le jugement d'un seul homme doit déterminer ce que d'autres doivent apprendre et à quel moment. »

"Prisonnier de l’idéologie scolaire, l’être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l’école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. "

"L’erreur, en fait, consiste à se demander : « Que faut-il que quelqu’un apprenne ? » La question serait plutôt : « Celui qui veut apprendre, de quoi doit-il disposer, avec qui doit-il se trouver en rapport ? » "

lundi 3 septembre 2012

Backster, dracéna, polygraphe et intention


Expérience lue dans "Science de l'intention" de Lynne McTaggart :

En 1966, aux Etats-Unis, Monsieur Backster, concepteur de polygraphes détecteurs de mensonges, arrose ses plantes dans son bureau. Il se demande combien de temps il faut à son dracéna pour que l'eau monte des racines aux feuilles, il branche un polygraphe sur la plante. Cet appareil permet de détecter les niveaux de conductivité électrique et d'en déduire le stress et certains états émotionnels. Une fois l'appareil branché sur une feuille, il a l'idée de "menacer" la plante pour voir la réaction, il décide d'aller chercher une allumette pour brûler la feuille. A ce moment là, le polygraphe s'emballe ! La feuille a manifesté une inquiétude extrême. Il va chercher l'allumette, la craque et la met sous la feuille : l'angoisse est maximale. Il ne brûle pas la feuille et éteint l'allumette. Le tracé du polygraphe se calme.
Backster fait alors l'hypothèse que la feuille perçoit son intention; lit dans ses pensées.
Il passa les dix-huit mois suivants à faire des expériences sur des plantes avec son partenaire Henson. Ils découvrirent que les plantes "développaient une sensibilité particulière aux allées et venues de la personne chargée d'en prendre soin", "elles donnaient l'impression d'avoir un intérêt particulier pour particulier pour Pete, son chien, qui passait ses journées au bureau". "Il semblait y avoir un flux continuel d'informations échangées dans les deux sens entre les plantes et les autres organismes vivant dans l'environnement."

Backster soupçonnait la communauté scientifique de le ridiculiser. Il réunit une équipe de chimistes, biologistes, physiciens, psychiatres et psychologues pour concevoir une expérience scientifiquement irréprochable. La conclusion de cette expérience est que les plantes réagissent significativement lorsque du zooplancton est ébouillanté à quelques mètres d'elles. Backster émit l'hypothèse que toutes les formes de vie sont en étroite harmonie les unes avec les autres, captent et émettent constamment des informations.
Il publia et s'attira le respect de certains et les railleries d'autres.

Il ignora la critique et continua ses expériences sur la paramécie, des cultures de moisissures, des oeufs, du yogourt, du sang, du sperme... sur place ou à distance. Il essaya de réaliser des expériences les plus irréprochables et dut imaginer des protocoles répondant aux difficultés liées à la réalisation d'expériences scientifiques sur l'influence de l'intention.
Difficile de nier l'existence d'échanges d'informations non locales entre tous systèmes vivants mis en contact. Difficile de nier que le postulat de non-localité de la physique quantique (deux particules intriquées restent corrélées : deux particules en contact continuent d'influer l'une sur l'autre une fois séparée) ne s'applique pas qu'aux particules subatomiques mais aussi aux systèmes vivants.

samedi 18 août 2012

Mieux qu'en prison

Je me rappelle bien au collège, j'ai appris ce que c'était un trisomique : trois chromosomes n°21, petit, gros, les pieds plats, les yeux en amande, une élocution difficile, petite tête arrondie, quotient intellectuel d'environ 50...

Je me rappelle bien du film "Le huitième jour" de Jaco Van Dormael avec Daniel Auteuil et Pascal Duquenne. J'avais 13 ans. Je l'avais enregistré sur VHS. C'était mon film préféré, ça me faisait rire, ça me faisait pleurer. 

Je me rappelle de Benoit à la maternelle et au CP, il boitait, il ne pouvait pas faire les mêmes exercices que nous. Laurent disait que c'était son copain et du coup c'était notre copain aussi. On l'aimait bien. Il n'a pas pu passer en CE1, c'était trop difficile pour lui, ou pour les maitresses peut-être, alors il est allé avec d'autres enfants comme lui dans un endroit mystérieux où nous n'allions jamais. 

A l'IUFM, j'ai appris que l'Education nationale proposait aux handicapés des écoles en tous genres adaptées à leur handicap (IME, CLIS, UPI...) avec des personnels fort bien formés. J'ai appris comment inscrire un enfant à la maison de handicap. J'ai même passé deux journées dans des IME. J'étais prête au cas où l'on m'impose, à cause de mon nombre de points très faible car uniquement dû à ma date de naissance, un poste en école spécialisée.

Pendant cinq ans, j'ai pris connaissance de ce que peut être la vie de parents d'enfant trisomique en écoutant ma collègue parler des progrès, des capacités, des inquiétudes de sa fille.et aussi des difficultés rencontrées pour trouver une place dans un lieu adapté.

En vingt-huit ans, c'était là toute ma connaissance du handicap.

Cette semaine, j'ai rencontré des handicapés, des vrais, des petits, des grands, des autistes, des trisomiques, des gros, des minces, des hommes, une femme, un noir, des blancs, des musulmans, avec des shorts, des casquettes... 
Des handicapés avec des sourires, des angoisses, des questions, des mots gentils... 
Des handicapés qui mangent, qui se lavent les dents, qui épluchent des légumes, qui construisent un abri à vélo avec de la paille, du bois, de la terre et de la bouse de vaches, qui nagent, chantent "Santiano" et "With or without you", qui caressent les chiens, traient des vaches, lisent un dictionnaire, connaissent tous les batteurs de tous les groupes de tous les temps, dansent, font un signe pour dire "gogol" à leur copain, jouent de la guitare et de l'accordéon, font de la balançoire, disent bonjour aux gens qu'ils rencontrent, jouent à la pétanque, font un câlin quand ils en ont envie, ont peur de se noyer, ont peur de retrouver leur solitude, veulent rester vivre là, avec nous à la campagne...
Des handicapés accompagnés d'animateurs sympathiques, patients, courageux, attentifs...
Des handicapés qui m'ont épatée par ce qu'ils nous apportent, des accompagnateurs qui m'ont épatée par ce qu'ils leur apportent.

Merci pour vos regards, vos sourires, votre fraicheur, votre spontanéité, votre sensibilité, votre sincérité.
Merci de nous montrer que bien des choses sont plus simples que l'on pense, merci de nous montrer qu'on n'est pas "normaux", qu'on a beaucoup à apprendre avec vous.
Merci d'avoir cru que j'étais une vraie sorcière !
Merci pour vos petites phrases inattendues et touchantes.

Mes cinq années d'enseignement m'ont fait croire en un milieu éducatif hétérogène et vivant. Je regrettais d'avoir des enfants ayant quasiment le même âge, à présent je regrette aussi de ne pas avoir accueilli des petits gros bien mongols ou des autistes aux talents insoupçonnés et aux obsessions délirantes. J'étaye un peu plus mon univers éducatif idéal dans lequel ils ont toute leur place pour plus de bonheur pour eux et plus de tolérance, d'ouverture, de joie pour nous.

Ça fait du bien de mélanger vos handicaps aux nôtres, peut-être un poil moins visibles !




jeudi 9 août 2012

Émotions positives, bonheur et santé


« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. » Voltaire


Dans le quatorzième numéro du magazine Néosanté, j’ai lu l’interview d’Ilios Kotsou, chercheur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique, par C. Anselme.

Kotsou s’interesse au bonheur et à l’impact des émotions positives sur notre santé. Ses travaux montrent qu’une attitude positive face aux évènements est favorable à notre état de santé du corps et de l’esprit. Cet article me permet de mettre des explications « scientifiques » sur les changements que j’ai pu vivre en devenant positive et j’ai envie de le partager !

Outillé d’électroencéphalogrammes, il montre que les personnes qui se disent très heureuses ont la partie du cerveau qui nous aide à réguler les émotions plus activée que celle des personnes qui se disent moins heureuses.  Une personne positive réagit avec moins de stress aux évènements difficiles, fait mieux face aux pressions et est moins sujette à la maladie et à la dépression car elle voit la situation de manière plus globale, n'est pas focalisée sur ce qui ne va pas ou fait peur, elle peut trouver plus facilement des solutions.
Les personnes positives ne sont pas insensibles, ou faussement détachées, à la souffrance, elles peuvent récupérer plus rapidement. Vivre davantage d’émotions positives, c’est gagner en capacité à reconnaitre et accepter les émotions négatives.

Kotsou définit les émotions-positives ressources :
Le pardon : Pardonner permet de diminuer stress et colère et a un effet positif sur le fonctionnement cardio-vasculaire.
L’émerveillement : être pleinement présent et apprécier les petites choses du quotidien.
Le contentement : apprécier ce que l’on a.
La gratitude : être conscient des bienfaits reçus des autres, de la vie, de la nature et l’exprimer nous permet d’être en lien aux autres. Des personnes invitées à tenir un journal de gratitude dans lequel ils notent chaque jour les évènements pour lesquels ils ont éprouvé de la gratitude déclaraient au bout de trois semaines mieux dormir, être plus satisfaits de leur vie et être plus optimistes sur le semaines à venir.
L’élévation : notre envie de contribuer à un monde meilleur.
La joie, l’amour, la bienveillance, la gentillesse, l’altruisme…

Plus l’on est capable de ressentir une diversité de ces émotions, plus nous activons notre cerveau. Ce n’est pas l’intensité qui active mais bien l’éventail des émotions ressources.


Etre heureux est contagieux : quand nous sommes heureux, nous augmentons le bonheur de nos proches ! Une étude américaine menée sur 5000 personnes pendant 20 ans montre que lorsqu’une personne devient plus heureuse alors ses amis ont 25% de chance de devenir plus heureux aussi, les amis des amis 10% et les amis des amis des amis 5,6%.


Etre positif augmente la longévité, diminue le risque d’être atteint d’une maladie de cœur. 


mardi 10 juillet 2012

A ajouter dans votre sac à main !

Ceci est un post pour filles !
Ceci est un post publicitaire !


Premier produit : la coupe menstruelle


Cette petite coupe en silicone est formidable. Elle est écologique et économique puisque réutilisable. Elle est hyper pratique, pour de vrai. Seuls inconvénients : il faut penser à l'avoir avec soi au moment opportun, il ne faut pas que votre animal de compagnie s'en serve de jouet et il ne faut pas l'oublier quand vous la mettez à nettoyer dans de l'eau bouillante sur le gaz ! Ces précautions prises, elle peut durer des années, jusqu'à votre premier accouchement, date à laquelle il faudra acheter la taille du dessus !
Ce petit objet révolutionnaire s'achète en magasin bio ou sur internet en tapant "mooncup" ou "lunacoop".


Deuxième produit : le gant d'épilation


J'ai trouvé sur un marché bio un gant abrasif "epilissimo" de la marque "Charles de la Jonchère". Mêmes avantages : économique, écologique et pratique.
Economique : 22 euros par an.
Écologique : pas d'électricité, pas d'eau, seul déchet : un gant tous les six mois.
Pratique : ne pèse rien et se glisse dans le sac, élimine les poils courts, s'utilise rapidement et n'importe où; laisse la peau douce.
Seul inconvénient : fonctionne à l'huile de coude (donc avantage : muscle les bras !)
Au passage, les meilleurs jours du calendrier lunaire pour l'épilation sont indiqués sur ce site http://www.calendrier-lunaire.net/calendrier-cheveux.php


Stop pub !

lundi 18 juin 2012

Transurfing : surfer à travers la réalité



J'ai lu le livre "Transurfing – Modèlequantique de développement personnel Tome 1 : L’espace des variantes" de Vadim Zeland et je l'ai trouvé hyper méga intéressant ! 
Il met en lien les expériences que j'ai pu faire ces dernières années et mes lectures sur l'existence d'un champ d'information, base d'un nouveau paradigme scientifique. Le livre d'Ervin Laszlo explique en quoi cette théorie du champ d'information tient la route et ce livre de Vadim Zeland nous montre comment fonctionne ce champ et comment nos pensées-énergie mentale- interfèrent avec ce champ en décrivant les liens de causes-effets entre nos attitudes et ce qu'il nous arrive dans notre vie. 
J'ai rédigé un résumé de ce livre, avec trois ou quatre annotations. Je n'en suis pas complètement satisfaite mais en attendant de l'améliorer je le mets là :


Transurfing, "surfer à travers la réalité" c’est la méthode pour choisir son propre destin.

Fondements de la théorie

Toute théorie n’est rien d’autre qu’un fragment de la manifestation de ce qui est notre réalité aux multiples facettes.
Ceux qui pensent que le destin est prédéterminé ont le comportement d’un bateau balancé par les vagues de la mer.
Ceux qui pensent façonner leur destinée prennent les commandes du bateau.

"Notre choix se transforme toujours en réalité. Nous obtenons toujours ce que nous choisissons. Quelque soit la vision du monde que nous adoptons, ce sera toujours la bonne. Toutefois soyez bien conscient que les autres ne seront pas d’accord et qu’ils s’opposeront à vous, parce que tout simplement, ils ont aussi raison, quelque soit la vision du monde qu’ils adoptent."

Chaque chose tangible se compose à partir d’une énergie intangible.
On retrouve la théorie des champs d'Emile Pinel (cf. ici).

Pour faire comprendre son concept d'espace des variantes, Zeland utilise une comparaison : une vague dans la mer. La vague est la manifestation matérielle. La mer est l'espace des variantes. Une molécule d’eau est une variante.
La vague se déplace mais la masse d’eau reste en place.
La manifestation matérielle (vague) se déplace dans le temps et l’espace et les variantes (molécules d'eau) restent à leur place et continuent d’exister à jamais (la mer). 


Il utilise une autre comparaison pour ceux qui auraient le mal de mer : un homme avec une lampe dans une forêt pendant la nuit. La lumière est la manifestation matérielle. La forêt est l'espace des variantes. Un arbre est une variante. 
La lumière se déplace mais la forêt reste. 
La manifestation matérielle (lumière) se déplace dans le temps et l'espace et les variantes (les arbres) restent à leur place (la forêt).


Pour les artistes, on peut penser à un homme dans une galerie d'exposition. L'homme choisit dans quelle salle il entre, quels tableaux il regarde. La galerie et les tableaux sont là et chacun fait son parcours dans l'exposition. 

On perçoit le mouvement du temps en projetant un film. Si on débobine le film on peut regarder toutes les images en même temps. Le temps reste statique jusqu’au moment où nous regardons de façon séquentielle une image après l’autre.

Hypothèse de base : "Les radiations de l’énergie mentale matérialisent une variante potentielle.
L’énergie mentale d’une personne n’est pas enfermée dans la boite crânienne de cette personne pour y circuler sans but. Au contraire elle se disperse dans l’espace où elle interagit avec les champs énergétiques (je dirais informationnels) environnants."

Les ondes mentales ont leur fréquence pour paramètre.
Par résonance, nos ondes mentales s’engouffrent dans un secteur de l’espace des variantes et c’est ce secteur qui se matérialise.
Quand on pense à une chose, en bien ou en mal, nos ondes mentales résonnent avec ce secteur de l’espace des variantes et ces variantes se matérialisent.

Nous sommes sur une ligne de vie tant que notre attitude reste inchangée. Si notre attitude envers la réalité évolue alors nous changeons de ligne de vie. Si nous n’aimons pas ce secteur et nous battons contre ses obstacles alors nous restons sur une ligne de vie remplie d’obstacles. On ne peut pas modifier un scénario, on ne peut qu’en choisir un autre.

On ne peut pas changer l’expo si elle nous déplait mais on peut changer de salle.
Si on pense qu’il n’y a pas de salles qui nous plaisent davantage c’est une fausse limite.
Difficulté : comment faire pour choisir la salle ?
Il ne suffit pas de rêver d’une salle parfaite. Faire un choix n’est pas désirer.

Les balanciers

Un balancier est une structure énergétique informée formée par les ondes mentales de toutes les personnes qui pensent à une même chose.
Exemples de balancier : un club de volley, la guerre, une entreprise, une association, un parti politique, la maladie, la pauvreté, une personne…
Quand nos pensées résonnent avec un balancier, elle l’alimente, que ces pensées soit négatives ou positives.
Un balancier meurt quand il n’est plus alimenté.
Un autre balancier peut défaire un balancier. Un homme seul ne peut rien.
Un balancier se nourrit de l’énergie des pensées des personnes « adhérents » et aussi des personnes « opposantes ».
Les « adhérents » adoptent des comportements et des attitudes, dont ils prennent l’habitude, en accord avec le balancier.
Les balanciers destructeurs sont en concurrence. Un balancier n’est jamais constructif pour un individu. Par contre un individu peut être le « préféré » d’un balancier pendant un certain temps. Et un individu peut participer consciemment à un balancier en vue de ses objectifs.
Nous nourrissons un balancier quand nous sommes affectés par ce que nous considérons indésirable car nous en avons peur ou nous le détestons et ces sentiments négatifs font que ces « indésirables »  se manifestent.
Pour que ces « indésirables » ne fassent plus partie de notre vie, il faut cesser de nourrir le balancier et pour cela il existe deux solutions : mettre en échec le balancier ou le désactiver.

Mettre en échec un balancier

Pour mettre en échec un balancier, il faut refuser de se battre avec lui, de ne pas être en colère contre lui, de ne rien lui reprocher et accepter les choses comme elles sont, qu’on l’aime ou non, tel un tableau dans la salle d’expo, sans perdre notre bonne humeur.Ok, j'ai conscience que cette salle de l'expo existe mais elle ne me plait pas, j'en sors et je n'y pense plus.
Accepter pour reconnaitre le droit d’exister pour ensuite ignorer, lâcher-prise. Rejeter hors de sa vie ce dont on ne veut pas. Il faut vider notre relation avec ce balancier. 
Si on ignore un enquiquineur, il posera des problèmes à d’autres. Dans le cas où nous sommes obligés d’écouter l’enquiquineur, ne faisons que semblant de prendre part au jeu, laissons-le frapper dans le vide. Comme dans l’Aïkido, accepter la tactique de l’attaquant, l’accompagner sur un petit bout de chemin en faisant semblant et le laisser partir en faisant un pas de côté ou en dirigeant son mouvement sans obstacle dans la direction que nous voulons.

Pour arrêter un balancier

Pour arrêter un balancier, quand on ne peut ni l’ignorer, ni lui échapper, il faut faire quelque chose qui sort de l’ordinaire, que l’on attend pas de nous, qui ne va pas dans le sens des évènements, qui surprenne.
En fait, c’est émettre une fréquence très différente de celle du balancier et entrer en dissonance pour casser son rythme.
Il serait absurde de marchander avec un balancier qui n’a rien à perdre, mieux vaut "donner un peu de cash".
Même fou de rage, il faut réussir à ne pas répondre aux provocations.
La visualisation aide, on peut imaginer l’enquiquineur dans un monde où il aurait tout ce dont il a besoin : santé, confiance, paix…
Résoudre un problème rend plus fort, confronté à nouveau à ce problème il sera plus facile à résoudre.
Les solutions inattendues et intuitives arrivent quand on se libère du balancier. Tant que nous l’alimentons, nous restons prisonniers de l’étroitesse des variantes de son secteur et ne pouvons entrevoir les solutions.
Notre liberté est de se détacher des balanciers des autres pour atteindre, en la choisissant une ligne de vie qui nous mène au bonheur. Nous ne pouvons, ni ne devons, nous libérer de tout balancier, certains sont bons pour nous, il faut juste en faire un usage personnel qui nous mène au bonheur sans se mettre sous leur influence.


La vague de succès

La vague de succès est une structure énergétique qui nous est favorable, c’est une succession de chances, d’évènements inattendus et plaisants. C’est une accumulation de lignes favorables dans l’espace des variantes. Les succès s’enchainent si nous sommes inspirés par le tout premier. Cette vague nous transfère sur une ligne de vie heureuse. Des balanciers destructeurs peuvent nous éloigner de cette vague.

Effet boomerang

Nourrir des pensées négatives, des inquiétudes, se plaindre, être pessimiste signifie rejoindre et alimenter les balanciers destructeurs. C’est une habitude nocive.
Ne plus les alimenter, c’est nourrir des pensées positives, penser à ce que l’on souhaite obtenir. Plutôt que détester et mépriser la maison où l’on vit en disant « vivement que j’en trouve une autre », accepter la situation et voir les points positifs de cette maison, être reconnaissant, ensuite penser à la maison que l’on veut, à ce que l’on souhaite avoir dedans, consulter des annonces, visiter des magasins…
Plutôt que de râler après la pluie et vouloir que le temps soit ensoleillé pour les vacances, accepter le mauvais temps du moment et se visualiser sous le soleil pendant les vacances.
On se retrouve sur la ligne de vie qui est en résonnance avec nos ondes mentales, qui correspond à la radiation de notre énergie.

La transmission

Pour faire bon usage des balanciers qui nous sont utiles, il faut se nourrir de tout ce qui est bon, positif, plaisant et rassurant, dans tout ce que l’on vit, lit, voit, entend, il faut regarder les bons signes partout et dans toute chose, sans nourrir de rancune envers les problèmes et « indésirables » rencontrés. En étant heureux de notre présent, de notre ligne de vie actuelle, nous surfons sur la vague du succès et évoluons vers les lignes de vie qui donne de plus en plus de bonheur car on se déplace sur la ligne de vie qui correspond aux paramètres de nos pensées.


Ça me fait penser à trois choses :

- Au rituel d’enregistrer chaque soir tout ce qui a été bon dans la journée et de remercier la vie (gratitude) et chaque matin, de se souhaiter une bonne journée et de s’ouvrir à tout ce qu’elle apporte de bon (ouverture).

- à la psychologie Xin Li qui propose comme premier exercice d’inspirer consciemment une chose heureuse au moins trois fois dans la journée, ce peut être un beau paysage, l’odeur d’une fleur, la présence d’une personne aimée, des mots gentils… Au début ces choses ne sont pas forcément évidentes à trouver et puis ça devient automatique et on le fait sans s’en apercevoir, jusqu’à que ce soit une nouvelle attitude : vivre pleinement et garder en mémoire tous les bons moments d’une journée.

- au livre « Vivre sa spiritualité au quotidien », si on n’émet pas de pensées négatives on ne libère pas d’espace pour en recevoir, si on émet des pensées positives on libère de l’espace pour en recevoir.

En devenant un récepteur et un transmetteur d’énergie positive, on glisse de plus en plus facilement vers les lignes de vie heureuse et quand la vague de succès se présente on se laisse embarquer vers le succès.


Équilibre

Les potentiels en excès
La loi de l’équilibre fait que tout potentiel en excès subit une force d’équilibrage pour annuler le déséquilibre en éliminant ce potentiel.
Donner un sens absolument déraisonnable à une évaluation, accorder trop d’importance à quelque chose crée un potentiel en excès. C'est-à-dire donner des caractéristiques excessivement négatives ou excessivement positives à un objet, une situation, une personne et que cela ait une grande signification pour nous, c'est-à-dire donner de l’importance. Donner trop d’importance à une chose ou une situation c’est négliger d’autres domaines de notre vie : par exemple donner beaucoup trop d’importance à son travail et négliger son temps libre et sa vie de famille.

Insatisfaction et jugement

Il n’y a pas de déséquilibre si notre insatisfaction nous pousse à nous améliorer.
Il y a potentiel en excès et déséquilibre si on se complait à nourrir du ressentiment envers soi-même ou si on se punit pour ce que l’on aime pas.
Il vaut mieux accepter ses défauts et ses faiblesses et s’aimer soi-même, c’est ainsi que notre subconscient redevient l’alliée de notre conscience.
Se battre contre ses défauts ou tenter de les dissimuler demande beaucoup d’énergie et nous attire dans les lignes de vie où ces défauts sont accentués, si on cesse de le faire alors cette énergie peut être utiliser dans le développement de nos qualités et on peut évoluer vers des lignes de vie où nos qualités prédominent sur nos défauts.

Etre insatisfait du monde, c’est entrer en conflit avec un grand nombre de balanciers.
Une euphorie démesurée crée également un potentiel en excès.

Par contre, être positif envers soi-même et envers le monde ne crée pas de potentiel en excès. Au vue des interprétations spirituelles ou philosophiques, ceci peut s’expliquer par le fait que l’ « Amour » est la force créatrice est que les forces d’équilibrage ne peuvent se retourner contre l’ « Amour ».

Il est donc constructif de perdre l’habitude d’exprimer son insatisfaction et de trouver du bon en chaque chose, et quand cela est vraiment trop difficile alors on peut se rappeler que « Ceci, aussi, passera ».

Les relations de dépendance

Idéaliser, vénérer, surestimer quelque chose ou quelqu’un crée un potentiel en excès. Les forces d’équilibrage vont faire tomber du piédestal l’objet idéalisé.
Si l’amour tourne en relation de dépendance, un potentiel en excès est crée.
Quand il y a comparaison entre deux choses, cela conduit à un conflit et un inconfort émotionnel et il y a aussi potentiel en excès.
 
Il est constructif de ne pas désirer posséder quelqu’un ou quelque chose, de ne pas le surestimer, ne pas l’idéaliser, de ne pas être dépendant, il est plus sain d’aimer inconditionnellement et sans attente, sans droit de possession, d’aimer tout simplement sans essayer d’être aimé. Néanmoins quand on aime, il est bien difficile de raisonner logiquement et de suivre ces recommandations…

Mépris et vanité

Condamner, avoir une estime de soi surfaite, mépriser les faiblesses des autres ou devenir vaniteux crée un potentiel en excès.

Supériorité et infériorité

Se comparer en supériorité ou infériorité crée un potentiel en excès.
Il vaut mieux diriger son intention dans le développement de nos qualités sans se soucier de notre position sur le barème de la supériorité. Conséquence : moins de problèmes et plus de confiance en notre propre puissance.

Il est préférable d'éliminer toute pensée de vouloir contrôler ou manipuler le monde et choisir son destin sans marcher sur les pieds des autres.

Si on se sous-estime, si on se bat avec ses complexes, les conséquences obtenues par les forces d’équilibrage sont plus déplaisantes que le complexe lui-même. Exemple : quelqu’un qui se sous-estime peut passer pour un prétentieux en cherchant à montrer ses meilleurs côtés.
Il vaut mieux compenser ses défauts avec d’autres qualités.

Le désir d’avoir et de ne pas avoir

Vouloir tellement quelque chose au point de risquer tout ce qu’on a pour l’obtenir crée un gros potentiel en excès.
Il y a trois formes de désir :
Un désir qui se transforme en une forte et pure intention d’avoir et d’agir dénuée d’une importance excessive à désir satisfait car l’énergie est consacrée à la réalisation de l’action.
Un désir inactif et tourmenté à gaspille l’énergie ou attire des problèmes car potentiel en excès.
Un désir qui devient une dépendance envers l’objet désiré à épuisement d’avoir essayé de posséder et renoncement.

Culpabilité                  

Se sentir coupable entraîne une peur d’être puni et un scénario punitif.
Il vaut mieux se comporter de manière à ne pas se sentir coupable par la suite, ne pas se justifier face à qui que ce soit car nous ne devons rien à personne. Si on est fautif alors on répare, on demande pardon, une seule fois suffit à se libérer du potentiel en excès, mais on ne culpabilise pas.
Les manipulateurs obtiennent du pouvoir en faisant culpabiliser pour renforcer leur propre position, ils agissent par excès de doutes, d’incertitudes et manque d’assurance.
Personne n’ose nous juger si nous ne nous sentons pas coupables, il faut retrouver le droit d’être soi-même.

Ça me fait penser au juge intérieur des 4 accords toltèques qu’il faut renvoyer bouler !

L’argent

L’argent est un attribut complémentaire sur le chemin de notre but.
Il est bon d’être heureux d’en avoir, de se satisfaire de ce qu’on a, ne pas rejeter son désir d’en avoir, poursuivre ses propres objectifs et voir l’argent comme un moyen d’atteindre ses buts. Il vaut mieux penser aux objectifs en eux-mêmes et non à l’argent, ne pas ignorer l’argent et le traiter soigneusement.
Il est préférable de ne pas se plaindre de ne pas en avoir ou d’en avoir dépensé, de ne pas être anxieux d’en avoir de moins en moins, de ne pas tomber sous la dépendance de l’argent ou en faire un objectif, regretter une dépense, laisser s’accumuler et dormir l’argent.

La perfection

Il est vain de vouloir que tout soit parfait, il suffit de vouloir faire de son mieux
Le perfectionniste se donne le droit de juger et condamner les autres, il pense avoir raison sur tout et savoir comment les autres doivent se comporter, penser.

L’importance

Tout potentiel en excès découle d’une importance excessive. Rester vigilant à ne pas donner trop d’importance permet de rester indépendant des balanciers. Cela ne signifie pas combattre ses émotions. Les émotions proviennent des attitudes, c’est en changeant les attitudes que les émotions et les sentiments changent. Cela ne signifie pas être indifférent mais ne pas transformer une situation en problème et ainsi se torturer soi-même et ses proches.

Faire un choix est possible si on ne gaspille pas son énergie à combattre avec les balanciers et les forces d’équilibrage. Faire un choix c’est savoir quel est notre objectif.
La seule manière de pouvoir faire des choix est de se débarrasser des importances excessives en se détachant de l’objet auquel nous avons accordé une telle signification. Il ne s’agit pas de surmonter les obstacles mais de réduire leur importance. Là encore, c’est le changement d’attitude et non le refoulement des émotions et des sentiments qui vont permettre de réduire cette importance. Attention il ne s’agit pas non plus de négligence, qui est de l’importance avec un signe moins. Il ne s’agit pas non plus de se résigner, plutôt de s’offrir le luxe d’être soi-même, sans minimiser ou exalter défauts et qualités. Pour réduire la peur, prévoir un plan de sécurité.
L’humour est un très bon outil, c’est une caricature de l’importance.
L’autodérision aide à gagner confiance en soi, on prend du recul, on grossit les défauts, les problèmes et on en rigole.

Face à un problème, diminuer son importance en réalisant qu’il est lui-même le résultat d’un excès d’importance, secouer les désillusions puis changer d’attitude face à l’objet en question.
Recette du succès : spontanéité, improvisation, attitude légère.
Se faire du souci sans agir augmente l’importance. Ne pas penser mais agir et s’il est impossible d’agir alors ne plus y penser en dirigeant son attention sur autre chose.
Pour être efficace, focaliser son attention sur le processus plutôt que sur soi ou sur le résultat dont on peine à réduire l’importance.
C’est l’intention qui vient de l’âme (du subconscient) qui se réalise.
Dans tous les cas, ne pas se vanter de ce qu’on a, est ou fait.
Si on est dans une situation très compliquée, il y a toujours une issue.
Attention pas de démesure dans l’autre sens non plus, on peut perturber un peu l’équilibre tant qu’on abuse pas. Il ne s’agit pas d’être parfait.
Etre attentif sans s’inquiéter.

Transition induite

Pire nous considérons le monde, pire il devient.
Répondre négativement à un évènement implique le transfert vers une ligne de vie négative.
Accorder de l’importance aux catastrophes (accidents, épidémies, chômage, pauvreté…) induit l’introduction d’un évènement négatif dans la vie de la personne.
Réagir avec mécontentement et insatisfaction induit que la situation s’empire.

Solution : Ne pas laisser entrer d’informations négatives, c'est-à-dire les ignorer intentionnellement et non les éviter, ne pas s’y intéresser.

Le courant des variantes

Les données du champ d’information sont la vérité, de l’information objective, libre de toute interprétation.
Notre subconscient a accès au champ d’information, c’est l’intuition.
Notre conscience a accès au champ d’information en interprétant les données externes.
Quand elle passe par le filtre de notre esprit l’information devient connaissance.
Une inspiration est une information recueillie dans le champ par notre subconscient. L’esprit s’occupe de la réalisation en analysant les données reçues par le subconscient mais n’invente rien de nouveau.
Par le subconscient, nous pouvons accéder au champ d’information : clairvoyance, prémonition, retrouver des faits passés, visions…
Notre conscience peut écouter notre subconscient, mais nous n’apprenons pas à développer notre intuition car dans notre société nous nions le subconscient et donnons trop d’importance à l’esprit. Notre éducation développe davantage le cerveau gauche, aux dépends du cerveau droit.
Quand l’esprit expérimente une chose nouvelle, il ne la comprend pas, il ne peut l’identifier, il sait juste que c’est réél.
L’esprit met des définitions, des étiquettes.

Pour recevoir l’intuition il faut que le contrôle de l’esprit s’affaiblisse, il faut que les pensées se taisent. On peur percevoir des sensations instinctives de paix ou d’inconfort car notre subconscient sait si un choix est bon pour nous ou pas.
L’âme ne pense pas, elle ressent et sait, elle ne commet pas d’erreur.
L’esprit doit écouter l’âme pour prendre une décision.

Trois profils :
Le demandeur : personne qui remet son destin dans les mains d’autrui et demande ce qu’il veut. Il est résigné, n’agit et n’obtiendra pas ce qu’il veut. Il se place dans les mains des manipulateurs.
L’offensé : il manifeste son insatisfaction et exige ce qu’il veut. Il ne l’obtient pas non plus.
Demandeur et offensé vont avec le courant de la vie.(courant = enchaînement des causes et effets)
Le guerrier : sa vie est un combat qui demande beaucoup d’énergie, il obtient parfois ce qu’il veut mais péniblement.
Le guerrier remonte le courant.

Solution : aller et prendre
Aller avec le courant tout en tenant la barre avec calme vers le cap de nos objectifs en évitant les zones dangereuses.
  1. choisir la direction du courant = nos objectifs
  2. avoir confiance dans le courant et ne pas faire de mouvements brusques.
  3. rejeter l’importance interne et externe pour ne pas être pris par les balanciers et ne pas créer de potentiel en excès.
  4. ne pas se perdre dans l’intellect pour trouver des solutions complexes, suivre le courant car il prend le chemin le moins couteux en énergie, celui qui présente le moins de résistance, bref le chemin le plus simple et le plus facile. La conscience, seule, ne peut faire ce choix là car son raisonnement logique ne concorde pas forcément avec la chaîne des causes à effets du courant.
  5. voir les signes indicateurs (phrases spontanées d’autrui, inconfort interne..) qui indiquent un virage possible, c'est-à-dire quand un transfert vers une autre ligne de vie est mis en œuvre, questionner le signe : est-il positif ou négatif ? prendre garde, être attentif sans s’inquiéter ni chercher des signes partout.
  6. refuser les désirs qui évoquent de l’inconfort, du doute, de l’appréhension ou de la culpabilité.

"Quand notre âme dit oui, nous n’avons pas à nous persuader de quoi que ce soit."

Le bon sens est utile mais l’esprit fait l’erreur de s’y limiter et cela l’empêche d’observer ce qui n’est pas en accord avec ses règles.
Lâcher-prise sur la situation : baisser le contrôle, ne pas vouloir tout résoudre, tout calculer à l’avance, donner plus de liberté d’action au monde qui nous entoure, laisser place à l’imprévu.
"L’esprit doit contrôler ses propres mouvements dans le courant mais pas le courant lui-même." "L’esprit doit contrôler le niveau d’importance." 

dimanche 10 juin 2012

Du pur Tur qu'assure !

J'ai découvert qu'il y avait plusieurs personnes dans la tête de mon ami Arthur, en tout cas plusieurs personnes au bout de ses doigts...



http://arthurenvoyage.blogspot.fr/


vendredi 8 juin 2012

Jeux de pouvoir

Au cours de mes cinq années d'instit, j'ai initié les enfants à la communication non violente. Les quatre premières années cela a bien fonctionné et j'ai observé des gros progrès chez pas mal d'enfants (et chez moi aussi !).
La cinquième, ça a été un échec ! Violence verbale, manque de respect, moqueries... je n'ai pas réussi à améliorer la communication dans le groupe avec la CNV. J'ai bien émis quelques hypothèses pour tenter d'expliquer cet échec mais n'ai toujours pas vraiment bien compris ce qui n'a pas fonctionné. De l'hypothèse la plus terre à terre : il y a beaucoup de garçons du même âge dans le groupe, ils sont en concurrence, ils se provoquent, veulent montrer leur supériorité... à l'hypothèse moins rationnelle de thèmes astraux incompatibles (!!)... en passant par "la faute à pas de chance". 

J'ai vu une conférence de JJ Crèvecoeur qui m'apporte une nouvelle lecture de cet échec : les jeux de pouvoirs.
Selon lui, la CNV ne peut pas régler les problèmes relationnels liés aux jeux de pouvoirs car la CNV ne s’intéresse pas à l'attente, au projet implicite qu'a la personne qui manipule. 
D'après lui, dans le cas d'une relation d'un jeu de pouvoir il faut appliquer une autre méthode pour améliorer la situation.

Il définit un jeu de pouvoir comme quelque chose qui est dit ou fait pour faire faire, faire dire, faire penser, faire ressentir quelque chose à quelqu'un d'autre. Et ceci :
- sans prendre la responsabilité de cette intention,
- en exerçant une pression psychologique qui engendre un malaise chez le manipulé, 
- avec une distorsion entre les messages implicite et explicite,

- avec une attente ou un projet implicite, 
- avec une complicité circulaire : le manipulé alimente la tentative de manipulation.


Pour mettre fin à une telle situation JJC propose (en gros !) au manipulé de
- ne pas chercher à contrer la dynamique du manipulateur,
- ne pas céder à la pression en faisant l'action attendue mais exprimer son malaise,

- expliciter ses pensées et ses émotions et demander au manipulateur d'expliciter les siennes,
- chercher ce qui dans sa réaction permet au manipulateur de continuer son jeu de pouvoir,
- ne pas se considérer comme impuissant, comme une victime car inconsciemment il alimente le comportement du manipulateur
- ne pas exercer à son tour de pression, 
- abandonner ses projets implicites et demander au manipulateur d'exprimer les siens,
- prendre ses responsabilités, agir.

Il est bien possible que j'ai laissé la possibilité à ces enfants d'entrer dans une relation de jeux de pouvoir avec moi et avec des camarades, et que je n'ai pas su m'en sortir. 

Lien vers le site de JJC  et vers son livre "Relations et jeux de pouvoir".

lundi 21 mai 2012

Lettre de démission de l'Education nationale

Toi qui lis cette lettre, si tu es arrivé ici car tu souhaites démissionner de l'éducation nationale sache que c’est très facile, tu fais ta lettre, tu l'envoies à l'inspection académique, enfin le nouveau nom qui remplace, tu vas au rdv avec le directeur acad, tu montres que t'es pas fou et que t'as bien compris ton acte, tu confirmes par courrier et c'est fait !!
Par contre, si tu veux partir car tu trouves que c’est dur de vouloir innover dans cette institution, HALTE ! C'est la seule chose intéressante que m'est dit le directeur "l'éducation nationale a besoin d'enseignants novateurs" sur le coup je me suis dit "ok c'est bon pour le autres , pas pour moi !" Après réflexion, c'était peut-être un peu voir à court terme. Innover en dehors c’est pas évident financièrement et logistiquement et surtout au moins d'un mécène c'est compliqué de ne pas faire de l'élitisme. (Cependant c'est possible bien sûr, surtout avec un groupe solide.) Alors oui c'est vrai l'éduc nat a besoin de novateurs. Et puis si la question te tient tellement à cœur que t'en peux plus de voir œuvrer tes collègues, alors souffle, va prendre soin de toi, voyage à l’intérieur ou à l’extérieur et reviens plein de force ou pars quand t'es sur d'élaborer mieux en dehors car la question elle te lâchera pas, n'y pense même pas ! Si c'est dur là tout de suite, prends une dispo ou un mi-temps et laisse mûrir !

Monsieur le Directeur académique,
En septembre 2004, j’étais très heureuse d’entrer à l’IUFM de Guéret, un lieu très chaleureux avec des formateurs aux qualités humaines certaines, dans la préfecture de mon département auquel je suis tant attachée. En juillet 2005, j’étais heureuse d’obtenir le certificat d’aptitudes au professorat des écoles, même si dans les derniers jours d’attente, je m’étais faite à la possibilité de ne pas l’avoir et de poursuivre mes études en physique quantique. En septembre 2006, j’étais heureuse d’être nommée à l’école de Saint Silvain, à douze kilomètres de ma ville natale dans laquelle j’étais bien contente de poser mes bagages.
Pas un jour je n’ai regretté de glisser la clef dans la serrure de ma classe. Pas un jour je ne me suis lassée de regarder le paysage qui environne ce village muet en dehors des heures scolaires. J’ai passé cinq années inoubliables dans cette école, j’avais une classe de cycle 3, j’étais seule enseignante. Je me suis investie, j’y ai passé beaucoup de temps, d’énergie. Cette école, cette classe, ces enfants, c’était ma passion, ma vie. C’était comme une bulle, un espace à part, notre espace à nous. J’ai eu une relation très forte avec mes élèves, bien plus forte que ce que l’on demande à un fonctionnaire, bien plus humaine, bien plus vraie. Chaque année, nous partions en classe de découverte, j’ai passé cinq semaines exceptionnelles, des vacances, du pur bonheur. Des intervenants, aussi sympathiques que compétents sont venus très régulièrement nous faire partager leur passion, que ce soit le chant, la danse, l’escrime, la peinture, l’environnement ou le rugby.
Au fil des années, je me suis éloignée de la pédagogie classique, ma vision de l’enseignement, de l’éducation a évolué. J’ai mis en place des fonctionnements différents, j’ai beaucoup observé, expérimenté. Les tables, les meubles, l’emploi du temps, l’organisation, tout bougeait en fonction du groupe, de mes observations, de mes réflexions. Je me suis beaucoup intéressée à la psychologie de chaque enfant, j’ai essayé d’agir de manière à ce que chacun gagne confiance en lui, se sente reconnu, puisse s’exprimer, s’épanouir. J’ai initié les enfants à la communication non violente, à la vie en collectivité (pour de vrai, pas juste à rester assis les uns à côté des autres), à œuvrer ensemble pour que chacun puisse développer ses capacités et devenir autonome. Je n’ai pas appliqué une méthode, une pédagogie, j’ai cherché tout en pratiquant. En 2010, j’ai rencontré Bernard Collot et ses travaux*, très riches, qui méritent d’être lus par les professionnels de l’éducation, par les parents, par tous en fait. Leurs lectures ont accéléré mes réflexions sur l’école.
Bien sûr, tout n’a pas été parfait, bien sûr tout ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité, j’ai fait de mon mieux en fonction de mes propres dispositions du moment. Je me suis parfois emportée manquant de patience avec des enfants pour lesquels je ne savais plus quoi faire, je n’ai pas assez communiqué ou pas correctement avec des parents, des collègues, des personnes de l’équipe éducative ou des élus. Mon bureau, ma classe ont souvent connu le désordre, je n’ai pas renvoyé dans les délais et, parfois même pas du tout, tous les papiers nécessaires à l’inspection, j’ai survolé plutôt que lire de nombreux courriers du jeudi. Je n’ai pas été attentive dans les réunions de directeurs et n’ai jamais assisté aux vœux du maire, pas plus qu’aux défilés de l’armistice. Je n’ai pas accordé autant d’importance que le souhaiterait un inspecteur veillant à l’application des programmes 2008 à la tenue des cahiers, à l’apprentissage des règles d’orthographe du pluriel des noms, à la récitation des tables de multiplication. Cependant, je dois dire que je suis assez satisfaite de ce que deux ou trois années passées dans ma classe ont pu apporter à plusieurs enfants. Fin 2011, j’ai écrit un court témoignage (qui peut être lu et/ou commandé depuis mon blog) sur mes « cinq années de maitresse » dans lequel j’aborde plusieurs activités qui ont fait sens pour moi, illustrées de petites histoires vécues avec les enfants. 

En avril 2011, j’ai demandé une disponibilité. Je sentais que j’avais atteint les limites de ce que je pouvais mettre en place dans mon école, il m’était impossible de continuer à avancer sans plus d’hétérogénéité. D’autre part, je pense qu’il était temps pour moi de faire autre chose que d’aller à l’école, je n’avais pas manqué une seule rentrée scolaire ou universitaire depuis 1985 (et toutes dans un rayon de 90km d’Aubusson).

Cette année, a été très riche, pas grâce aux voyages comme je l’avais prévu, riche d’amitié, de rencontres, de libertés. J’ai évolué vers plus de compréhension, plus de connaissance et de conscience de moi-même. Je me suis intéressée à la spiritualité et à la physique quantique, et à ce qui en découle dans le domaine de la santé, du bien-être**. 
Aujourd’hui, c’est ma vision de l’enfant, de l’homme, de la vie qui a évolué. Aujourd’hui, j’ai besoin de continuer à découvrir, à apprendre, à rencontrer. L’éducation m’intéresse toujours, seulement j’ai pris beaucoup de recul sur le métier d’enseignant et je ne suis plus dans le même état d’esprit qu’avant.
Je ne peux plus envisager aller passer tant d’heures par semaine dans une salle de classe, seule adulte avec un groupe d’enfants du même âge.
Je ne peux plus envisager d’enseigner les programmes 2008, de faire passer les évaluations nationales, de faire deux heures en plus avec certains enfants, d’appliquer les réformes de ce gouvernement.
Je ne peux envisager de travailler sans un réel projet éducatif avec les collègues, les parents, les élus, les habitants et les enfants.
Je ne peux envisager de travailler avec un rythme qui ne respecte ni les besoins biologiques, ni le rythme des saisons.
Je ne peux envisager de travailler dans un espace non adapté, tant par la taille, que par le matériel, que par l’aménagement.
Je ne peux envisager de travailler pour une école qui oblige les enfants à être vaccinés.
En bref, je ne peux envisager d’enseigner dans les « conditions classiques » de l’Education nationale.
Ce qui ne m’empêche de penser que l’école publique pourrait permettre aux enfants, à tous les enfants, aussi différents soient-ils, de développer leurs aptitudes dans des domaines aussi divers que les arts, le sport, la littérature, les sciences, la communication… en respectant leur nature, leur caractère, en leur donnant toute la sécurité et l’affection qu’ils ont besoin de recevoir des adultes qui les entourent, les éduquent, qui leur montrent l’exemple dans chacun de leur actes, chacune de leurs paroles.

Je n’ai pas le courage de continuer dans le système avec l’espoir de le faire évoluer de l’intérieur. Ce serait trop nier mes propres besoins, mes propres aspirations. Je ne perds pas pour autant le sens des responsabilités et j’élabore un nouveau projet professionnel. J’aspire à travailler, de manière libérale, dans le domaine du bien-être, j’aspire à aider des personnes, enfants comme adultes, à vivre mieux, en meilleure santé. Les portes d’entrée du bien-être sont multiples : relaxation, yoga, sophrologie, méditation, naturopathie, Qi-gong, thérapies innovantes, soins énergétiques, massages… Ce sont ces trois dernières que je compte pousser. Pour cela, j’ai besoin d’être formée, d’acquérir des savoirs et des savoir-faire, d’obtenir un certificat pour pouvoir commencer mon activité.
A terme, j’espère construire, avec des personnes dont les aspirations sont cohérentes et complémentaires aux miennes, un lieu de vie, un lieu d’accueil où nous organiserons des séjours, des stages et des formations et où toute personne pourra venir découvrir, apprendre, approfondir ou simplement se ressourcer pour retrouver confiance en elle. Un lieu avec des personnes différentes, peu importe leur âge, leur handicap, leurs convictions… Un lieu avec des activités variées : musique, écriture, danse, agriculture biologique, peinture, pêche, lecture, théâtre, éco-construction, méditation, sport, cuisine, créations en poterie, tissu, cuir… Un lieu où l’on redécouvre que chacun est auteur et acteur de sa vie, où l’on apprend à être responsable de sa santé, de son bien-être et à en faire profiter ceux qui nous entourent.
Un projet idéal bien sûr, un rêve, une aventure. Il semblerait que je sois de ceux qui ne veulent pas laisser passer leurs rêves, qui osent prendre la vie comme une aventure.

            Lors de ma seconde année d’IUFM, j’ai rédigé un mémoire sur l’énergie et les économies d’énergie (bien matérielles celles-ci). En conclusion, deux idées m’apparaissaient importantes. La première est la nécessité de temps de philosophie dans la formation des enseignants, pour réfléchir à toutes les dimensions de l’enseignement et aux rôles de l’enseignant (à ceux qui ne sont pas évidents, pas conscients), pour prendre de la distance, pour réfléchir à la condition d’enfant. La seconde est la nécessité d’ouvrir au maximum les enfants, sur le temps scolaire, à différents domaines qui procurent du bonheur, de la joie, qui permettent de se découvrir, de se connaitre, de s’épanouir : les arts, le sport (pour se limiter à ce qu’il y a dans les programmes). A présent, je pense, qu’au cours de cette année sabbatique, j’ai appliqué ces deux idées à moi-même et que cela m’a mené sur un autre chemin que celui de l’Education nationale.
            Pour me lancer dans ce nouveau projet, j’ai besoin de mettre un terme à mon premier métier, qui, je le répète, m’a remplie de joie mais ne me correspond plus aujourd’hui.
C’est pourquoi, Monsieur le Directeur, je vous présente ma démission.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur,  mes salutations respectueuses.
  

 
PS : Vous pouvez lire sur mon blog le témoignage sur mes cinq années d’enseignante que j’ai rédigé fin 2011.http://jemislidee.blogspot.fr/2012/01/cinq-annees-de-maitresse.html

PS2 : Je suis disponible pour vous rencontrer.
 * Toutes les références sur Bernard Collot sont sur mon blog dans l’article intitulé « Tout sur Bernard Collot ».http://jemislidee.blogspot.fr/2011/07/tout-savoir-sur-bernard-collot.html
** Tout ceci est arrivé dans ma vie dans une quête de guérison, la médecine allopathique ne pouvant, semble-t-il, rien pour m’aider. Quelques pistes de lecture : le livre « Science et champ akashique » d’Ervin Laszlo, « Le réveil de la conscience » de Jacqueline Bousquet et Sylvie Simon, les travaux d’Emile Pinel.