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mercredi 29 juillet 2015

Faber et Mazlich 2 : susciter la coopération



Voici différentes manières non constructives de réagir quand un enfant agit d’une manière qui ne nous plait pas.
  • Blâmer et accuser

Tu as encore fait ceci, combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas le faire ? Tu n’écoutes jamais !

  • Lancer des injures

Comme tu peux être bête ! C’est ridicule ce que tu fais.

  • Menacer
Refais ceci une fois et tu prends une claque.
Fais cela correctement sinon c’est moi qui vais e faire et tu vas t’en souvenir !

  • Donner des ordres

Fais ceci immédiatement ! Dépêche-toi !

  • Sermonner, faire la morale

Penses-tu que c’est gentil de faire cela ? Si tu veux que les gens soient gentils envers toi il faut l’être aussi. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent.

  • Donner des avertissements

Fais attention, tu vas te faire mal !
  • Jouer les martyrs

Tu veux me rendre malade ?

  • Faire des comparaisons

Pourquoi ne fais-tu pas comme ta sœur ? C’est parfait ce qu’elle fait, elle.
  • Faire des remarques sarcastiques

C’est vraiment brillant ce que tu fais, fantastique ! Tu es tellement intelligent que tu devrais recueillir beaucoup de compliments avec une telle action.
  • Faire des prédictions

Si tu continues comme ça tu n’auras pas d’amis.


Pour susciter la coopération d’un enfant (détaillé dans le livre de la page 84 à 94) :

  • Décrire ce que l’on voit ou décrire le problème.
Il y a une serviette humide sur mon lit.

  • Donner des renseignements.

La serviette mouille mon lit.
  • Le dire en un mot.
La serviette !
  • Parler de ses sentiments.
Je n’aime pas dormir dans un lit humide.
  • Écrire un mot sur papier.

Replace-moi ici pour que je puisse sécher ! Merci. Ta serviette.

Faber et Mazlich 1 : l'écoute empathique



Je rédige quelques articles qui résument le livre "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent".

Sept façons d’aider qui énervent la personne, ne lui permettent pas de se décharger de ses émotions et de trouver par elle-même une solution :
  • Négation des sentiments
Il n’y a aucune raison d’être bouleversé, tout va bien, souris !
  •  Réponse philosophique
C’est la vie, tout ne se passe pas toujours comme on voudrait. Tu dois apprendre à accepter les choses comme elles sont.
  • Conseil
A ta place, je ferais ceci…
  • Questions
Qu’as-tu fait ou pas fait pour en arriver là ?
  • Défense d’une autre personne
Je comprends qu’il ait agi ainsi avec toi vu ce qu’il vit en ce moment.
  •  Pitié
Ah mon pauvre, c’est terrible ! Tu n’as vraiment pas de chance.
  • Psychanalyse d’amateur
Est-ce possible que la véritable raison de mal-être soit qu’il représente pour toi une figure paternelle ?

Alors qu’une réponse empathique le permet :
J’ai l’impression que tu as vécu une expérience pénible.

Avec un enfant aux prises avec ses sentiments :
  • Écouter avec toute son attention : arrêter ce que l’on fait, se mettre à la hauteur de l’enfant et se tourner vers lui.
  • Accueillir les sentiments à l’aide d’un mot : « oh ! hum ! je vois… »
  • Nommer les sentiments avec de courtes phrases.
  • Utilisez l’imaginaire pour leur offrir ce qu’il désire.

dimanche 26 juillet 2015

« Il est essentiel que l’enfant se découvre autant que possible. Si nous l’aidons à résoudre tous les problèmes, nous lui volons le plus important : son développement mental »  Emmi Pickler.

jeudi 11 juin 2015

Appel au don de matériel



Création d’une école du « 3ème type » 

en Val de Drôme 



Pour notre classe 6-11 ans, nous lançons un appel au don de matériel :
- livres : romans, BD, albums, documentaires,
- jeux en bois, jeux en tissu, jeux de société,
- loupe, microscope, télescope, jumelles...
- jeux de construction mécanique avec axes, poulies, roues...
- petit matériel d’électricité et de chimie,
- outillage pour bricoler, pour jardiner,
- draisiennes, trottinettes, vélos, rollers, patins à roulettes,
- balles, ballons, chasubles, plots, cerceaux...
- cartes d’histoire et de géographie, d'astronomie,
- machine à coudre, fils, laine, tissus,
- déguisements, marionnettes,
- outillage pour travailler le bois, le cuir,
- feuilles, cahiers, feutres, crayons, pastels, peinture, toiles, argile, pinceaux, pâte à modeler,

- ordinateurs, imprimante, photocopieur, lecteur CD, enregistreur, scanner, appareils photos, CD, DVD
- tables, chaises, fauteuils, étagères, tapis, coussins..
 
Vous avez du matériel à nous donner ?
Contactez Emilie au 06 77 75 93 13.

ecole3typecooperative-valdedrome.blogspot.fr

vendredi 15 mai 2015

Oups !

Avis à la personne qui a acheté mon livre "Et je suis allée à l'école" sur The book editions avant que je n'ai achevé la relecture et la mise en page, écrivez moi pour que je vous envoie une version définitive gratuitement.

La vie sous forme de bateau

Je viens de retrouver ce texte que je n'avais pas publié...
 
Voici une allégorie de la vie, sous forme de jeu, que j’ai écrite en synthèse des diverses enseignements reçus ses dernières années.
Nous sommes dans un jeu, nous sommes un bateau à bord duquel il y a plusieurs personnages. Nous embarquons avec des atouts et des handicaps, nous avons un but et des portes à passer.
D'autres bateaux nous attendent sur notre chemin pour des défis. Des bateaux ou des groupes de bateaux réunis pour former un super-bateau tentent de nous attirer sur leur chemin, ils sont plus ou moins forts.
Un personnage conduit le bateau, il peut soit prendre en mains le gouvernail, soit mettre des coups de rames dans l'eau, soit ne rien faire.
Un personnage est hissé en haut du mat, il est « celui qui sait », il sait où doit aller le bateau et aperçoit but et portes. Il communique avec « celui qui conduit », ce dernier n'écoute parfois plus ses consignes car il veut décider seul et peut aller jusqu'à oublier la présence de « celui qui sait ».
Un personnage est à l'avant du bateau, il est « celui qui voit », il voit le chemin pour avancer vers le lieu indiqué par « celui qui sait ». Il donne les indications à « celui qui conduit » pour choisir le bon chemin.
Pour réussir la partie, nous passons par nos portes, atteignons notre but et relevons nos défis. Pour y parvenir, les trois équipiers s'entendent.
Nous avons des aides : d'autres bateaux et le vent.
Nous avons des pièges externes : les super-bateaux qui veulent nous attirer et nous détourner de notre chemin pour faire gonfler leur force, d'autres bateaux perdus que l'on choisit de suivre dans leur dérive.
Nous avons des pièges internes : le bateau lui-même est truffé de mystères sur son fonctionnement, si nous les perçons nous parvenons à l'entretenir en bon état, si nous les ignorons et suivons les indications de super-bateaux qui disent connaître les mystères pour le réparer alors il se dégrade rapidement. Un signal sonore indique une panne, une panne peut soit  montrer un dysfonctionnement à réparer, soit faire sortir un dysfonctionnement. Couper le signal sans  réparer dans le premier cas a pour effet que d'autres pannes surviendront et dans le second que le dysfonctionnement ne pourra pas sortir. Les personnages ont leurs handicaps. « Celui qui conduit » est tenté de décider seul pour être plus fort que les autres bateaux, il se compare, donne trop d'importance et crée de la souffrance. Il peut se démultiplier s'il ne gère pas un conflit et met à la barre la version de lui-même blessée quand un conflit similaire apparaît. Il ne le sait pas toujours mais ses pensées et ses paroles peuvent abîmer le bateau. « Celui qui voit » est vulnérable, il peut perdre son enthousiasme quand « celui qui conduit » ne l'écoute pas. « Celui qui sait » est très discret, il envoie des messages subtils que « celui qui conduit » ne parvient pas toujours à percevoir ou décoder.
Il existe des règles dans les relations aux autres bateaux et dans la navigation sur la mer.
Les super-bateaux envoient des cordes pour piéger de nouvelles proies. Si on la voit on peut la couper. Ils créent leurs propres portes et gagnent de la force quand ils parviennent à les faire franchir. Ils s'affrontent entre eux. Un super-bateau disparaît quand tous les bateaux ont vu et coupé la corde ou quand il est désagrégé par un autre. Il peut parfois être utile de s'accrocher à un super-bateau ou d'en créer un pour avancer vers sa propre porte, cela demande de rester très vigilant.
Sur la mer, chacun peut trouver un courant favorable et même une vague. Il est utile de les reconnaître et de montrer sa gratitude. Ramer à contre courant représente une perte d'énergie folle. Se laisser aller au gré des courants sans prendre la barre, manier les voiles, lire le vent met en danger.
Chaque pensée, parole et acte à bord du bateau a une influence sur le chemin qui sera pris. Percer les mystères de ces influences fait partie du jeu.
En début de partie, nous avons à bord du bateau un nombre défini de cages à cœur et de cages à flèches, les quantités évoluent. Quand nous envoyons des cœurs à d'autres bateaux, nous libérons des cages pour en recevoir qui proviennent de ce bateau ou d'autres. Être muni d'une certaine quantité de cages permet la création de nouvelles. Même chose pour les flèches. Plus nous avons de cœurs plus le bateau est solide et plus les personnages à bord sont en harmonie, il est alors aisé d'avancer vers son but. Les flèches rompent l'harmonie et éloignent du but.
Le jeu est terminé quand le bateau coule. A ce moment-là, il y a deux possibilités. Nous pouvons soit admettre la fin de la partie, la célébrer et redevenir soi-même, commence alors le bilan et la préparation pour la prochaine partie dans ce même niveau ou un niveau supérieur, avec la possibilité d'aider parfois sous forme de vent ceux avec qui nous venons de jouer la partie. Nous pouvons aussi ne pas réaliser que le bateau a coulé et faire comme si tout continuait sans se rendre compte que les autres ne jouent plus avec nous. Cela nécessite de pomper de l'énergie dans leurs réservoirs. Nous pouvons admettre la fin du jeu mais décider de rester soit par peur soit parce que notre bateau trop lourd de culpabilité ou de colère a sombré trop profondément.
Chaque bateau est unique et a, au départ, tout pour réussir et aider les autres dans leur réussite.
Questions : qui commande le jeu ? décide des règles ? Quels sont les autres niveaux ? Comment les différents niveaux interfèrent-ils ? Quel est le sens du jeu ?

lundi 13 avril 2015

"... et je ne suis jamais allé à l'école" d'André Stern



Après avoir rencontré André au sein du printemps de l’Éducation, j'ai eu envie de livre son livre "...et je ne suis jamais allé à l'école", moi qui y suis tant allée !

Et bien je n'ai pas été dèçue ! Je suis passée par différentes émotions : j'ai été fascinée, émue et aussi triste en pensant au gâchis de tous ces enfants qui passent tant de temps dans des écoles "classiques", y compris moi-même.

J'en suis ressortie pleine d'espoir, d'envie d'avancer en confiance.

J'en suis ressortie rechargée dans mon projet de créer une école du 3ème type et surtout sur celui d'offrir ce qui me semble le meilleur pour mon enfant.

Merci du témoignage André ! merci à ses parents de lui avoir permis de vivre cette enfance heureuse non scolarisée.

J'ai envie de conseiller la lecture aux futurs parents, aux jeunes parents, aux vieux parents, aux grands-parents, à ceux qui pensent un jour être parent, à ceux qui ne pensent pas être parents, à tous en fait, du moment que vous soyez allés à l'école !
Encore plus à ceux qui souffrent du syndrome premier de la classe ou qui souffrent au fond de la classe... 
A tous les sceptiques qui pensent qu'André vante la non scolarisation ou estime que tout le monde peut apprendre comme il le fait.  
A tous ceux qui pensent que non-scolarisation signifie chômage et ignorance.

Voici un lien vers le livre et un lien vers une vidéo d'André.

jeudi 2 avril 2015

Les pleurs des bébés vus par Aletha Solter

Samedi 28 mars, je suis allée aux portes ouvertes du hameau des buis vers Joyeuse en Ardèche, excellente journée ! Ce lieu est inspirant et motivant.
Sophie Rabhi a créé sur ce lieu une école et un collège. Au cours de sa présentation, elle a mentionné les travaux d'Aletha Solter au sujet des pleurs des bébés.
J'ai commencé la lecture de "Pleurs et colères des enfants et des bébés". Le point de vue sur les pleurs des bébés éclaire tout à fait ma situation actuelle et me donne des solutions pour l'améliorer.

J'étais consciente jusque là de deux manières de réagir aux pleurs d'un bébé dont tous les besoins immédiats sont assouvis:
-"Il a besoin de pleurer, je le laisse pleurer dans son lit, il finira bien par s’arrêter. Je dois accepter ses pleurs quelques jours ou semaine, quitte à utiliser des boules Quies et après je serai tranquille. "
- "Il se met à pleurer, je fais tout ce que je peux pour le distraire : tétée, tétine, bercement, promenade... pour qu'il cesse de pleurer. Je n'ai pas envie qu'il pleure, c'est trop dur."

Dans le premier cas, le bébé est en état de détresse seul avec son chagrin, il perd confiance et finit en effet par ne plus pleurer car il débranche son système d'alerte.
Dans le second cas, le bébé ne peut exprimer son chagrin, il apprend à ne pas exprimer ses émotions.
Des deux cas découlent des troubles du comportement plus ou moins dévastateurs dans la construction de la personnalité. J'opterais bien pour "plus" plutôt que "moins"...

Aletha Solter propose un autre point de vue : les bébés ont un besoin physiologique de pleurer pour se décharger des hormones du stress. Quand ils pleurent les bébés ont besoin d'être accompagnés par un parent ou un substitut parental. L'accompagnement qu'elle a expérimenté avec réussite est de prendre le bébé contre soi, de se détendre et ressentir l'amour qu'on lui porte, de le rassurer par des paroles, de capter son regard, caresser tendrement sa tête, son visage ou ses bras et accueillir ses pleurs jusqu'à ce qu'il cesse de lui-même.

Ces derniers temps, notre bébé demandait à téter souvent et sans réelle faim. il s'endormait en journée en promenade dans le porte-bébé et le soir au sein. Je réalise que nous ne lui laissions pas la possibilité d'exprimer ses pleurs et que la tétée et la promenade étaient devenues les deux moyens d'accepter ce refoulement. Selon Aletah Solter, il en découle que le bébé demande plus souvent à téter la nuit. J'expérimente depuis hier cette nouvelle approche et j'en suis très heureuse, même si comme elle l'indique il a du retard à rattraper, à suivre !