jeudi 7 février 2013

Mal d'école suite- réponse des parents


Voici la réponse, des plus intelligentes, des parents d'élèves de l'école de N. aux autorités académiques :
 Monsieur l’inspecteur,
Par la présente, nous tenons à vous faire part de notre colère et de notre indignation concernant des faits qui ne devraient pas se produire au sein même d’une école élémentaire.
La brutalité avec laquelle vous avez décidé d’intervenir dans notre école nous interroge aujourd’hui.
Vous avez décidé la mutation express de M. N., sans qu’aucune mesure pédagogique permettant aux enfants de comprendre ce changement n’ai été prévue. Ni les parents, ni la commune n’ont été informés. Quant à la motivation de cette décision, elle reste aujourd’hui sans exposé.
Nos enfants se sont rendus à l’école le mardi 5 février. Quelle ne fut pas leur stupeur ! Une remplaçante était présente et leur a expliqué que « Monsieur N. reviendrait peut-être après les vacances ». S’agit-il du message officiel ? Est-ce donc cela que nous devons enseigner à nos enfants : le mensonge !
Nous vous invitons à méditer sur la perturbation que vos agissements ont engendrée dans l’esprit de nos enfants. La plupart d’entre eux vivent mal ce traumatisme. Nous sollicitons à cet égard l’intervention d’un psychologue scolaire.
Depuis plus d’un an, une très faible minorité de parents d’élèves n’adhèrent pas à la méthodepédagogique dispensée par M. N., ce que nous pouvons tous comprendre dans une société pluriculturelle. En revanche, nous ne pouvons accepter que vous cédiez à cette minorité alors qu’une large majorité de familles apprécie et soutient cette méthode pédagogique. Soutien qui vous a d’ailleurs été exprimé au travers d’une pétition à laquelle vous n’avez porté aucun intérêt. Sommes-nous toujours en démocratie ?
S’agissant de la méthode, nous tenons à souligner qu’elle a insufflé à nos enfants l’envie d’apprendre, l’esprit critique et l’autonomie, la soif de connaissance et le partage avec les autres. Pour la majorité des parents, ces atouts valent amplement toutes les leçons de grammaire. Nous nous interrogeons donc quant à votre souci du bien-être des enfants en les privant de leur enseignant au milieu de l’année scolaire. Y avait-il péril dans la classe pour agir aussi promptement ?
A cet égard, M. N. vous a alerté et a sollicité de l’aide pour un élève en grande difficulté pour lequel il consacre l’entièreté de son attention au détriment des autres enfants de la classe. Cette situation n’a que trop duré et transpire désormais au travers des discussions quotidienne des sorties d’école.
Violence, insulte, railleries au quotidien ne permettent jamais de travailler dans la sérénité, quelle que soit la méthode. Nous sollicitons d’urgence une commission tripartite pour aider cette famille en détresse et permettre à cette école de retrouver une ambiance apaisée.
Sachez Monsieur que toute cette agitation n’a été constructive pour personne. Désormais, les attentes des familles sont simples et non négociables : que les enfants retrouvent leur école, leur enseignant et leurs projets en cours.
En comptant sur votre présence au prochain Conseil d’Ecole, veuillez croire, Monsieur, en l’expression de toute notre considération.

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